Avestec, entreprise fondée en 2017 à Burnaby, conçoit des drones destinés à l’inspection d’infrastructures industrielles. Plutôt que de recruter massivement des ingénieurs seniors, sa direction a choisi de faire entrer régulièrement des étudiants en stage via le programme WIL Digital. Cette stratégie a modifié les pratiques de prototypage, le pipeline de recrutement et, selon le dirigeant, la capacité d’innovation de l’entreprise.
Un positionnement clair : sécurité, inspection et jeunes talents
Les robots d’Avestec visent à remplacer des interventions humaines à risque sur des sites pétroliers et gaziers, où les inspections nécessitent parfois des accès par corde ou échafaudage. Pour développer ces systèmes, la société a d’abord multiplé les recrutements de profils expérimentés, puis a réorienté sa politique de ressources humaines vers l’intégration régulière d’étudiants.
Le PDG Reza Tavakoli explique que cette approche repose sur l’idée que « les étudiants ont un regard neuf que certains seniors n’ont plus ». Concrètement, Avestec accueille trois à quatre stagiaires par semestre, qui démarrent comme ingénieurs juniors dans les équipes mécanique, électrique, firmware ou logiciel. Chaque stagiaire travaille sur un projet assigné tout en suivant le cycle complet du produit, de la conception aux essais et au retour client.
Impact direct sur le prototypage et la culture technique
La présence d’étudiants a eu des effets pratiques immédiatement mesurables pour l’entreprise. Un exemple cité par la direction : l’introduction de l’impression 3D dans le prototypage. Un étudiant a imprimé une pièce dans le laboratoire de son université, ce qui a réduit les coûts et les délais de développement pour l’équipe. Rapidement, cette méthode a été adoptée par un ingénieur senior, qui a ensuite recours à l’impression 3D pour d’autres pièces.
Au-delà d’un gain opérationnel, cette dynamique a modifié la façon dont Avestec évalue et fidélise les compétences. Aujourd’hui, au moins la moitié des ingénieurs à temps plein de la société ont débuté en stage, et le responsable robotique est un ancien stagiaire. Le recrutement de jeunes diplômés permettrait, selon la direction, de former des leaders internes qui maîtrisent la culture produit et les compromis techniques propres à l’entreprise.
Le rôle du programme WIL Digital et les conditions financières
Pour faciliter ces recrutements, Avestec s’appuie sur le programme WIL Digital porté par l’Information and Communications Technology Council (ICTC). Ce programme subventionne une partie des salaires des stagiaires : jusqu’à 50 % de la rémunération, ou jusqu’à 70 % pour les étudiants issus de groupes sous-représentés. Les plafonds mentionnés sont de 5 000 $ pour l’aide à 50 % et de 7 000 $ pour l’aide à 70 % selon les modalités évoquées.
Depuis 2017, le programme aurait facilité plus de 23 000 placements et impliqué plus de 4 000 employeurs au Canada, avec plus de 70 % des postes placés touchant des étudiants qui s’identifient comme appartenant à des groupes sous-représentés. Pour Avestec, la subvention réduit le risque financier lié à l’embauche et sert d’outil d’évaluation prolongée : l’entreprise peut tester l’adéquation d’un candidat au rythme du travail avant une embauche à temps plein.
Limites et points à vérifier
Ce qui reste à confirmer
- L’impact chiffré à long terme sur la rétention des employés et sur les coûts totaux de recrutement au-delà des premiers mois n’est pas détaillé dans les éléments fournis.
- Les économies exactes générées par l’adoption de l’impression 3D sont illustratives mais sans données précises publiées ici.
- La portée internationale des clients est évoquée de manière générale; la répartition géographique et les volumes d’usage des robots par marché ne sont pas fournis.
À retenir
- Avestec privilégie les stagiaires recrutés via WIL Digital pour concevoir et tester ses robots d’inspection.
- L’intégration d’étudiants a entraîné des changements concrets en prototypage, notamment l’usage de l’impression 3D.
- Au moins la moitié des ingénieurs à temps plein ont commencé comme stagiaires, et le responsable robotique est un ancien stagiaire.
- Le programme WIL Digital subventionne jusqu’à 50 % du salaire (70 % pour étudiants sous-représentés), avec des plafonds mentionnés à 5 000 $ et 7 000 $.
- Des éléments clés, comme les économies exactes et la rétention à long terme, restent à préciser.
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