Yann LeCun a quitté Meta pour lancer AMI Labs, une start‑up dédiée au développement de « world models » : des modèles fondamentaux conçus pour comprendre et agir dans le monde réel, en dépassant certaines limites observées des grands modèles de langage.

Contexte et ambition scientifique

AMI Labs se présente comme un projet focalisé sur des modèles dits fondamentaux capables d’intégrer une mémoire persistante, le raisonnement, la planification, ainsi qu’une contrôlabilité et une sécurité accrues. Selon les éléments publiés par la start‑up, ces caractéristiques visent à pallier des limites attachées aux approches dominées par les grands modèles de langage (LLM), notamment les risques d’hallucination et les questions de fiabilité dans des contextes sensibles.

Organisation, partenariats et implantation

Yann LeCun occupera le rôle de président exécutif d’AMI Labs, tandis que la direction opérationnelle reviendra à Alex LeBrun, ancien dirigeant de Nabla. La création d’AMI résulte d’un partenariat qui donne à Nabla un « accès privilégié » aux world models, selon les informations disponibles. Le projet devrait rassembler des talents issus notamment de Meta, et le nom de Laurent Solly a été évoqué dans plusieurs récits médiatiques.

La start‑up se définit comme globalement implantée : son siège social serait à Paris, avec des bureaux à Montréal, New York et Singapour. Yann LeCun conserverait par ailleurs son poste de professeur à NYU, où il enseignerait occasionnellement et superviserait des doctorants et postdoctorants. L’annonce d’un siège à Paris a été saluée publiquement par le président de la République française.

Usages visés et modèle économique

AMI Labs vise prioritairement des secteurs à enjeu élevé où fiabilité et contrôlabilité sont essentielles : santé, contrôle industriel, robotique, technologies portables et automatisation. La start‑up indique vouloir concéder ses technologies sous licence à des partenaires industriels pour des déploiements réels, tout en publiant des travaux et en contribuant à la recherche via de l’open source et des publications académiques.

La logique affichée est de proposer une alternative aux approches centrées sur le langage, en privilégiant des représentations et des capacités qui relient l’intelligence artificielle aux données du monde physique et aux capteurs, plutôt qu’à la seule statistique textuelle. Parmi les ambitions techniques figurent la mémoire persistante et des mécanismes de planification et de décision explicables et contrôlables.

Financement, concurrence et enjeux

Des rumeurs de marché évoquent une levée de fonds potentielle autour de 3,5 milliards de dollars et une liste d’investisseurs intéressés. Dans le même temps, des concurrents travaillant sur des modèles reliés au monde réel attirent déjà des valorisations élevées, ce qui illustre l’appétit des investisseurs pour cette orientation de la recherche.

Sur le plan pratique, la transformation des « world models » en produits fiables pose des défis importants : validation sécuritaire, contrôle en conditions réelles, garanties de robustesse face aux données capteurs imprévisibles, et conformité réglementaire dans des domaines sensibles comme la santé et l’industrie.

Ce qui reste à confirmer :

Plusieurs éléments rapportés sont actuellement qualifiés de rumeurs ou d’évocations et doivent être considérés avec prudence : le montant et les modalités exactes d’une éventuelle levée de fonds, l’identité précise des investisseurs impliqués, la composition définitive de l’équipe (y compris la participation de certaines personnalités) et la nature des premiers clients potentiels, Meta pouvant être cité comme client possible selon des commentaires rapportés.

À retenir

  • Yann LeCun a quitté Meta pour présider AMI Labs, une start‑up axée sur des « world models » visant à comprendre le monde réel.
  • La direction opérationnelle revient à Alex LeBrun, dans le cadre d’un partenariat donnant à Nabla un accès privilégié.
  • AMI entend combiner mémoire persistante, raisonnement, planification, contrôlabilité et sécurité pour des usages critiques comme la santé et la robotique.
  • La société se dit basée à Paris, avec des bureaux à Montréal, New York et Singapour, et promet un double objectif : licence industrielle et contributions open source.
  • Plusieurs détails financiers et organisationnels restent à confirmer et doivent être interprétés avec prudence.

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