Sparkli est une application éducative destinée aux enfants de 5 à 12 ans qui s'appuie sur l'IA générative pour produire, à la demande, des contenus multimédias et des parcours d'apprentissage interactifs. Fondée par trois anciens de Google, la start‑up propose des « expéditions » modulaires mêlant audio, images, vidéos, quiz et jeux, avec un objectif : rendre la découverte plus immersive que de simples réponses textuelles ou vocales.
Concept et fonctionnement
L'idée centrale de Sparkli est de transformer une question curieuse d'un enfant en un parcours d'apprentissage structuré. L'application génère à la demande des médias variés et construit en quelques minutes des chapitres thématiques. Ces chapitres combinent éléments sonores, visuels et activités ludiques, et peuvent proposer des parcours à embranchements où l'accent n'est pas mis sur la sanction des erreurs mais sur l'exploration.
Parmi les fonctionnalités annoncées figurent :
- la création rapide d'expéditions pédagogiques sur des thèmes très variés,
- un sujet quotidien pour stimuler la découverte,
- des choix interactifs sans stigmatisation des erreurs,
- un ensemble de récompenses et de quêtes pour encourager la répétition et la persévérance.
Pédagogie, sécurité et retours des pilotes
Pour ancrer son produit dans des principes éducatifs, l'équipe a recruté parmi ses premières embauches un docteur en sciences de l'éducation et un enseignant. Certains sujets sont explicitement interdits dans l'application ; en outre, lorsque des enfants posent des questions liées à l'automutilation, Sparkli propose des contenus axés sur l'intelligence émotionnelle et encourage la discussion avec un adulte.
L'application a été testée dans plus de vingt écoles et fait l'objet d'un pilote auprès d'un réseau d'institutions rassemblant plus de 100 000 élèves. Un module destiné aux enseignants permet de suivre les progrès et d'assigner des devoirs, ce qui a conduit certains établissements à utiliser Sparkli pour amorcer une discussion en classe ou prolonger un cours par une découverte autonome.
Modèle de déploiement et financement
La start‑up, créée l'an dernier par Lax Poojary, Lucie Marchand et Myn Kang, a levé 5 millions de dollars en pré‑amorçage, principal investissement mené par le fonds Founderful. Le plan annoncé privilégie d'abord un déploiement en milieu scolaire avant une ouverture au grand public prévue mi‑2026. Sparkli se dit inspirée par l'ergonomie d'applications d'apprentissage populaires en combinant récompenses et quêtes pour maintenir l'engagement des enfants.
Enjeux, limites et préoccupations
L'usage de l'IA pour des produits destinés aux enfants soulève naturellement des questions de sécurité, de qualité pédagogique et de protection des données. Sparkli a pris des mesures initiales (interdiction de certains sujets, réponses adaptées aux demandes sensibles, recrutement d'experts en pédagogie) mais la vigilance des parents et des responsables d'établissement reste forte.
Par ailleurs, des acteurs du secteur ont déjà été confrontés à des litiges concernant des contenus encourageant le passage à l'acte chez des jeunes. Même si Sparkli affirme gérer ces risques, l'efficacité réelle des garde‑fous et la robustesse des mécanismes de filtrage et d'orientation vers un adulte devront être évaluées sur la durée.
Ce qui reste à confirmer :
- l'efficacité pédagogique mesurable des expéditions sur des compétences précises à moyen terme ;
- les modalités exactes de protection des données des enfants et de conformité avec les réglementations scolaires locales ;
- le calendrier précis et la portée géographique du déploiement en milieu scolaire, ainsi que les conditions d'accès au grand public mi‑2026.
À retenir
- Sparkli utilise l'IA générative pour créer des parcours multimédias destinés aux 5‑12 ans.
- L'offre combine audio, vidéo, images, quiz et jeux, et privilégie l'exploration sans stigmatisation des erreurs.
- Des mesures de sécurité et une expertise pédagogique ont été intégrées dès les premiers recrutements.
- La start‑up a levé 5 millions de dollars en pré‑amorçage et cible d'abord les écoles, avec une ouverture au public prévue mi‑2026.
- Des questions subsistent sur l'évaluation pédagogique, la protection des données et la généralisation du service.
Article amélioré avec l'IA - Article original