Le 28 janvier 2026, Jack Ma, fondateur d'Alibaba, a estimé lors d'un événement en ligne organisé par une fondation pour l'éducation rurale que l'arrivée de l'intelligence artificielle oblige à redéfinir la mission de l'école. Selon lui, la question n'est plus de savoir s'il faut utiliser l'IA, mais comment apprendre aux enfants à s'en servir correctement, et comment adapter l'enseignement pour valoriser ce qui reste spécifiquement humain.

Pourquoi l'IA change la mission de l'école

Pour Jack Ma, l'IA modifie le paysage des compétences nécessaires : des tâches fondées sur le calcul et la mémorisation peuvent désormais être automatisées, tandis que des aptitudes plus difficiles à reproduire par des machines prennent de l'importance. Il appelle à une pédagogie qui privilégie la curiosité, l'imagination, la créativité, le sens critique et la capacité à collaborer. Ces qualités, note-t-il, ne se mesurent pas facilement par des évaluations standardisées mais sont essentielles pour tirer parti des outils numériques.

« La vraie fracture à l’heure de l’IA n’est pas technologique, mais une fracture de curiosité, d’imagination et de créativité. »

Défis et opportunités pour les territoires ruraux

Jack Ma a souligné que l'IA pose des difficultés spécifiques pour l'éducation en milieu rural : accès aux équipements, connexion, et formation des enseignants figurent parmi les obstacles évoqués. Toutefois, il a également présenté l'IA comme une opportunité pour revenir à l'essentiel de l'enseignement : utiliser la technologie comme amplificateur d'opportunités plutôt que comme facteur d'aggravation des inégalités.

Concrètement, cela implique :

  • de penser l'accès numérique comme condition préalable à toute intégration pédagogique ;
  • d'investir dans la formation initiale et continue des enseignants pour l'usage didactique de l'IA ;
  • d'adapter les programmes pour valoriser des compétences créatives et collaboratives plutôt que la seule restitution de connaissances.

Ce que cela change pour la pédagogie et les politiques éducatives

Le propos de Jack Ma insiste sur l'autonomie intellectuelle et la pensée divergente : l'objectif n'est pas d'obtenir une répétition uniforme de réponses attendues, mais d'encourager la capacité à poser de bonnes questions et à explorer des solutions originales. Il résume cette idée par une image frappante :

« Il ne s'agit pas d'obtenir mille élèves donnant la même bonne réponse, mais d'apprendre à poser dix mille bonnes questions. »

Pour les décideurs et les établissements, les implications sont multiples : revoir les méthodes d'évaluation, diversifier les situations d'apprentissage, promouvoir des activités de projet et renforcer la coopération entre écoles et acteurs locaux pour garantir l'accessibilité des outils.

Ce qui reste à confirmer

Les éléments disponibles proviennent d'une intervention publique en ligne ; ils reflètent la vision de Jack Ma sur l'éducation à l'ère de l'IA. Les propositions évoquées touchent à des choix pédagogiques et politiques concrets (financement, calendrier de mise en œuvre, modalités de formation des enseignants) dont les détails n'ont pas été précisés dans la prise de parole rapportée. Il conviendrait de disposer de mesures ou d'annonces précises pour évaluer la faisabilité et l'impact attendu.

À retenir

  • Jack Ma estime que la question n'est plus d'utiliser ou non l'IA, mais d'apprendre à s'en servir correctement.
  • L'IA devrait permettre de recentrer l'école sur la curiosité, l'imagination, la créativité et le sens critique.
  • Les zones rurales rencontrent des défis d'accès, d'équipement et de formation des enseignants qui nécessitent des réponses ciblées.
  • La priorité pédagogique suggérée consiste à encourager la pensée divergente plutôt que la standardisation des réponses.
  • Des détails opérationnels sur la mise en œuvre de ces recommandations restent à préciser pour en mesurer l'efficacité.

Article amélioré avec l'IA - Article original