Le CES 2026, à Las Vegas, a confirmé que la technologie n'est plus seulement une promesse numérique : elle s'intègre désormais aux systèmes physiques. Avec plus de 148 000 participants, 4 100 exposants et 1 300 conférenciers répartis sur plus de 400 sessions, le salon a offert une image concrète d'une « transformation intelligente » où l'intelligence artificielle se déploie hors des centres de données pour agir dans le monde réel.

Contexte et chiffres clés

Le rassemblement a pris une dimension à la fois industrielle et commerciale : plus de la moitié des visiteurs seraient des cadres dirigeants, ce qui traduit l'importance stratégique de l'événement pour les décideurs. Le site d'exposition, déployé sur 2,6 millions de pieds carrés nets, a aussi accueilli plus de 1 200 startups, montrant que l'innovation se joue à la fois à l'échelle des grands acteurs et aux marges entrepreneuriales.

De l'IA logicielle à l'IA « physique »

Un fil rouge du CES a été la migration de l'IA du purement logiciel vers des applications capables d'interagir physiquement avec leur environnement. Lors d'interventions sur la grande scène, des dirigeant·e·s ont insisté sur la nécessité d'étendre l'IA des centres de données vers la périphérie des réseaux, c'est‑à‑dire vers des appareils et des machines qui opèrent sur le terrain. Cette intégration vise à transformer des systèmes existants en plateformes capables de décision en temps réel et d'adaptation continue.

Sur le salon, la robotique n'était plus cantonnée au gadget : humanoïdes, assistants d'entrepôt et robots collaborateurs industriels ont mis en avant des cas d'usage concrets. Ces démonstrations portent sur des tâches répétitives et pénibles, où l'automatisation intelligente promet d'augmenter la productivité et de diminuer les risques physiques pour les salarié·e·s.

Mobilité et transport : cap vers les véhicules définis par logiciel

La mobilité a constitué un autre axe majeur. Le CES a présenté des véhicules de plus en plus déterminés par leur logiciel, des plateformes autonomes et des concepts de robotaxis, soutenus par des progrès dans la fusion de capteurs, le traitement temps réel et la cartographie. Constructeurs automobile et start‑ups ont convergé sur des architectures logicielles destinées à rendre les véhicules plus autonomes et réactifs : il s'agit d'une évolution qui pourrait modifier les usages urbains, la logistique et la mobilité personnelle dans les années à venir.

Au‑delà de la robotique et de la mobilité

Le salon a aussi mis en lumière des avancées dans l'énergie, la santé numérique, l'accessibilité et le stockage de batterie. Ces domaines montrent que l'IA embarquée peut porter des promesses variées : optimisation des réseaux électriques, suivi de la santé en continu, aides à l'autonomie pour les personnes à mobilité réduite. Plus de 1 200 jeunes entreprises présentes ont illustré la diversité des applications envisagées.

Enjeux pour les entreprises et les décideurs

Le message adressé aux dirigeants était clair : l'avenir technologique est déjà déployé dans des formes opérationnelles, et il convient de s'y adapter rapidement. L'intégration de l'intelligence au cœur des stratégies exige de penser globalement les systèmes—depuis la collecte des données jusqu'à l'interface avec le monde physique—et d'anticiper les questions de sécurité, de gouvernance et d'acceptation sociale.

Ce qui reste à confirmer : les calendriers exacts de déploiement à grande échelle, l'ampleur réelle des gains de productivité selon les secteurs et la nature précise des cadres réglementaires à venir demeurent incertains et dépendront des choix industriels et politiques à court et moyen terme.

À retenir

  • Le CES 2026 a souligné le passage de l'IA du logiciel aux systèmes physiques, observable dans la robotique et la mobilité.
  • Plus de 148 000 participants et 4 100 exposants ont illustré la portée industrielle et commerciale de ces évolutions.
  • La mobilité logicielle et les robots orientés tâches montrent des cas d'usage concrets qui pourraient transformer les secteurs logistique et industriel.
  • Les entreprises doivent intégrer l'intelligence au cœur de leur stratégie tout en anticipant sécurité, régulation et impacts sociaux.
  • Des incertitudes subsistent sur les rythmes de déploiement et la régulation ; une vigilance continue est nécessaire.

Article amélioré avec l'IA - Article original