Le ministère de l’Éducation sud‑coréen a annoncé une réorganisation administrative destinée à mettre en avant trois priorités : la formation aux compétences en intelligence artificielle (IA), le renforcement des universités régionales pour favoriser un développement territorial équilibré, et l’intensification de l’éducation civique. La réforme doit entrer en vigueur au 1er janvier 2026 et vise, selon le ministre Choi, une administration plus lisible et une action renforcée sur le terrain.
Ce que change l’organisation
Le point central de la refonte est la création d’un Bureau de soutien aux talents en intelligence artificielle, chargé de promouvoir les compétences numériques et l’usage de l’IA « du primaire à la formation continue ». Ce bureau aura pour mission de structurer des parcours d’apprentissage tout au long de la vie et de contribuer à l’émergence d’experts nationaux en IA.
Parallèlement, l’ancienne Direction des politiques de talents est transformée en Bureau des politiques supérieures et de l’éducation tout au long de la vie. Ce nouveau bureau est réorganisé en trois sections : université, soutien universitaire et éducation continue. L’objectif déclaré est de concentrer l’appui sur les établissements locaux et de faciliter l’apprentissage en situation de travail.
La Direction de la politique de responsabilité éducative devient le Bureau de la politique scolaire, dont la mission sera d’accompagner les évolutions en primaire et secondaire et d’élargir l’offre éducative. Une nouvelle Direction de l’éducation civique et citoyenne est également créée pour prendre en charge l’enseignement de la Constitution et l’éducation au changement climatique.
Renforcement des services d’appui aux élèves et santé scolaire
Les services destinés à soutenir les élèves sont réorganisés : l’ancienne agence d’aide évolue en Bureau de soutien aux élèves, avec pour vocation de mieux articuler les aides pédagogiques, sociales et d’orientation. La santé et la sécurité scolaires sont regroupées au sein d’un Bureau de la santé et de la sécurité des élèves, afin d’adopter une approche intégrée couvrant tant la santé mentale que la sécurité en milieu scolaire.
Autre mesure notable, la mission de soutien à l’enseignement médical, initialement temporaire, est prolongée d’un an. Cette prolongation vise à réduire les inégalités territoriales en matière de soins et à assurer une continuité dans la formation des professionnels de santé.
Enjeux et impacts attendus
- Renforcer les compétences numériques et l’aptitude à utiliser l’IA dès les premiers niveaux d’enseignement, pour préparer les élèves aux transformations du marché du travail.
- Soutenir les universités régionales afin de réduire la concentration d’établissements et de talents dans les grandes métropoles et d’encourager un développement économique plus équilibré sur le territoire.
- Intégrer l’éducation civique, la Constitution et l’éducation climatique dans les cursus pour promouvoir la formation de citoyens informés et engagés.
- Améliorer la coordination des dispositifs d’aide aux élèves et la prise en charge globale de la santé et de la sécurité scolaires.
Sur le plan pratique, la réforme cherche à rendre l’administration plus lisible pour les usagers et à concentrer les moyens là où l’impact est attendu, notamment au niveau local. Elle met l’accent sur la continuité des parcours, depuis l’école primaire jusqu’à la formation professionnelle et la formation continue des adultes.
Aspects de mise en œuvre et défis
La réussite de cette réorganisation dépendra de plusieurs facteurs opérationnels : la traduction des priorités en programmes scolaires concrets, la formation des enseignants aux nouvelles compétences requises, et la coordination avec les collectivités territoriales et d’autres ministères. L’intégration de l’IA à l’école suppose également des choix pédagogiques et éthiques concernant les outils utilisés, la protection des données et l’équité d’accès.
Enfin, l’accompagnement des universités régionales nécessitera des instruments de financement et des dispositifs d’évaluation adaptés pour mesurer l’impact des investissements sur l’attractivité locale et la qualité de l’offre de formation.
Ce qui reste à confirmer : plusieurs éléments pratiques ne sont pas précisés dans l’annonce disponible. Parmi eux figurent les moyens budgétaires alloués à chaque nouvelle structure, les modalités précises de gouvernance et de coordination entre bureaux, ainsi que le calendrier détaillé de mise en œuvre des programmes d’enseignement en IA. Des informations complémentaires seront nécessaires pour évaluer la portée opérationnelle et financière de la réforme.
À retenir
- La réforme recentre le ministère de l’Éducation sur trois priorités : IA, universités régionales, éducation civique.
- Création d’un Bureau de soutien aux talents en IA et réorganisation des services dédiés à l’enseignement supérieur et à la formation continue.
- Regroupement des services de santé et de sécurité scolaires pour une approche intégrée du bien‑être des élèves.
- La réforme prendra effet le 1er janvier 2026 ; des précisions sur les moyens et la gouvernance restent à obtenir.
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