Google enrichit son outil d’« essayage virtuel » : il suffit désormais d’un selfie pour générer une version corps entier et essayer des vêtements en ligne. La fonctionnalité, intégrée aux résultats Shopping, Search et Google Images, vise à raccourcir le parcours entre découverte et achat, tout en soulevant des questions sur l’usage des images et la protection des données.

Comment ça marche

Jusqu’ici, l’utilisateur devait télécharger une photo en pied pour tester un vêtement en réalité virtuelle. La nouveauté repose sur un modèle d’image de Google, dénommé Nano Banana et rattaché à la famille Gemini 2.5 Flash. À partir d’un simple selfie du visage, le système génère une représentation numérique en pied de l’utilisateur. En renseignant sa taille habituelle, l’internaute obtient plusieurs rendus et peut en choisir un comme photo par défaut.

Google maintient toutefois la possibilité d’utiliser une photo en pied réelle ou de sélectionner des silhouettes de modèles aux morphologies variées, ce qui laisse une marge de personnalisation. La fonction est accessible depuis une fiche produit : il suffit de toucher l’icône « try it on » sur un résultat d’annuaire d’articles vestimentaires issu du Shopping Graph.

Où et sous quelle forme la nouveauté est déployée

La capacité à partir d’un selfie est déployée aux États‑Unis et s’intègre aux résultats Shopping, à la recherche Google et à Google Images. Elle fait suite au lancement initial de la fonctionnalité en juillet, qui permettait déjà l’essayage virtuel à partir d’une photo en pied. Parallèlement, Google développe une application dédiée, Doppl, qui vise à centraliser la visualisation de tenues et l’expérience d’achat.

Doppl a récemment reçu une mise à jour offrant un fil de découverte « shoppable » : il présente des recommandations, des vidéos générées par l’IA et des liens directs vers les marchands. L’ensemble s’oriente vers des formats courts et visuels inspirés des usages sur TikTok ou Instagram, afin de faciliter la découverte et la conversion.

Enjeux pour les commerçants et les consommateurs

Pour les commerçants, l’industrialisation de l’essayage virtuel représente une opportunité d’augmenter les conversions en rapprochant la découverte et la transaction. Proposer plusieurs rendus, une photo par défaut et un fil d’inspiration shoppable peut raccourcir le parcours d’achat et réduire les frictions.

Du côté des consommateurs, l’usage d’un selfie simplifie l’accès à l’essayage virtuel, mais soulève des attentes fortes en matière de transparence : comment sont utilisées les images, combien de temps elles sont conservées, et qui y a accès. Des voix inquiètes (consommateurs et défenseurs de la vie privée) demandent des explications claires sur la gestion des données personnelles.

Considérations éthiques et techniques

  • Représentation : Google propose de choisir des modèles de morphologies variées, mais l’adéquation des rendus à toutes les silhouettes reste un défi technique et éthique.
  • Formats et perception : en privilégiant des formats proches de ceux des réseaux sociaux, l’entreprise cherche à rendre l’expérience plus familière, ce qui peut influencer les comportements d’achat.
  • Transparence : l’utilisation d’images personnelles pour générer des corps entiers demande des garanties sur la conservation, le partage et l’exploitation des données.

Ce qui reste à confirmer

  • Les détails précis de la gestion des images et des métadonnées par Google, notamment les politiques de conservation et de partage.
  • L’exacte fiabilité des rendus pour différentes morphologies et tailles au‑delà des options présentées.
  • La portée du déploiement au‑delà des États‑Unis et le calendrier d’éventuelles évolutions fonctionnelles.

À retenir

  • Google permet désormais d’essayer des vêtements en générant un corps entier à partir d’un selfie grâce au modèle Nano Banana (Gemini 2.5 Flash).
  • La fonctionnalité est intégrée aux résultats Shopping, Search et Google Images et déployée aux États‑Unis.
  • L’application Doppl complète l’offre avec un fil de découverte shoppable et des vidéos générées par l’IA.
  • Les commerçants y voient un levier de conversion ; consommateurs et défenseurs de la vie privée réclament davantage de transparence.
  • Plusieurs aspects techniques et de gouvernance des données restent encore à préciser.

Article amélioré avec l'IA - Article original